mardi 9 juin 2009

0 - Rembobiner



Robertson, my street. Fortitude Valley, my quarter.

Le premier format musical que j'ai acheté: une cassette audio des Daft Punk, 'Homework'. Je l'écoutai sur mon vieux lecteur Hitachi qui crachait un son déplorable.
Avec la cassette, tu te prenais la tête a retrouver une chanson que t'avais enregistré la veille, face A, non? Face B alors? Je l'ai pas trouve, je rembobine.
Voila un mot qui va bientôt disparaitre. Rembobiner.

Je me surprend parfois a compter le nombre de personnes avec un ipod pendu aux oreilles dans le métro. Avant le câble des écouteurs était blanc, c'était le cote 'in', le cote 'hype', le cote 'différent'.
Récemment la clique de Steve Jobs de chez Apple s'amusait, je cite, a ridiculiser l'empote "PC guy" par rapport au cool "Mac guy".

Avant cette bataille marketing, on n’accordait pas d'importance a l'appareil électronique, mais plutôt a "l'objet musique" en lui même.
Il y avait les vinyles qu'on écoutait sur le vieux tourne-disque de Papi.
Ces piles de disques dans la cave que je réécoutai chaque année. Un nom inconnu devenait un classique quelques années après.

Enfant j'étais tout content de trouver "Thriller" M. Jackson.
Plus tard, c'était Deep Purple, David Bowie et Cat Stevens.
Quel plaisir de sortir un vinyle d'un carton, puis d'un papier sulfure, d'entendre ce craquement, cet écho, puis voir le vynil tourner et tourner tant qu'on la pas arrêté.
Avec ton MP3 tu écoute vingt sons en 5 minutes, parce que t'a juste à appuyer sur une flèche.

Aujourd’hui les vieilles cassettes audio et les vinyles se vendent une fortune sur Ebay.
Gardez vos vieux ipod qui marchent plus, dans 10 ans sa vaudra cher.

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